Informations sur le livre

Version papier :

ISBN : 2-7481-3552-0

EAN : 9782748135527

Prix public : 27.90 €

Editions : Le Manuscrit

424 pages


Epub, pdf, Kindle :

ISBN : 9782304912500

EAN : 978-2304912500


A noter : Certains tirages papier comportent un défaut et la page 42 est blanche. Je vous la mets à disposition.

Un extrait

Je ne souhaite pas raconter mon histoire mais celle de ma famille et avant tout celle de mon mari. Je suis très malade et je sais que je n’ai plus longtemps à vivre. Les secrets de cette famille sont devenus au fil du temps trop lourds à porter et je ne désire pas les emporter avec moi dans ma tombe. J’aspire à m’en libérer avant qu’il ne soit trop tard. Tous les événements dont je parlerai me concernent personnellement ou m’ont été racontés. Ils sont tous véridiques. J’espère de tout mon cœur que la vérité sera connue afin que les rancœurs, les non-dits disparaissent et que la famille puisse reprendre une existence normale. Je n’ai pour ma part plus la force de crier haut et fort toutes ces choses que je vais coucher sur le papier. Je suis trop impliquée, trop faible aussi pour pouvoir assumer toutes les conséquences que la connaissance de la vérité pourrait provoquer. Que j’en sois pardonnée... et que la personne qui lira ces cahiers choisisse de ni rien dire ou d’en parler en son âme et conscience mais qu’elle sache que se taire est aussi très pesant.... Assez de tergiversations.... Il est temps de m’expliquer....

 

Mon mari, Eugène René Beaumont, est né le 6 février 1900, dans le hameau de St Robert, dans la chambre glaciale de la petite ferme familiale par une nuit froide et neigeuse. Comme ses quatre frères et sœurs aînés, il dut à une santé des plus solides de ne pas succomber durant les premiers mois de son existence. En effet la famille Beaumont n’était pas riche. Elle mangeait tous les jours mais la viande restait le plat du dimanche après la messe. Eugène passa son enfance à gambader dans les champs et le fumier, à aider à la ferme pendant les moissons et à se bagarrer avec ses frères et sœurs de plus en plus nombreux au fil des années. La famille se composait de huit enfants. Le père, lorsqu’il ne travaillait pas, allait à Cernay-La-Ville boire au bistrot. Il rentrait complètement éméché en carriole, se faisant conduire par ses chevaux. Lorsqu’il ne battait pas sa femme, il s’affalait sur le sol en pierre pour y ronfler de tout son saoul.

 

La ferme était vieille, mal entretenue et les Beaumont ne gagnaient pas assez d’argent avec les fruits, légumes et œufs que sa mère vendait sur les marchés de la région pour qu’ils puissent faire de quelconques réparations. A 14 ans, mon mari fit une chute de cheval et se cassa une jambe. Il conservera toute sa vie une claudication de la jambe droite, sa fracture ayant été mal réduite. Eugène arrêta l’école au même âge, le certificat d’études en poche obtenu plus par chance que par un travail acharné, sérieux et attentif. Il était le premier de la famille à obtenir ce diplôme et l’Académie lui offrit une bourse pour aller au collège. Il la refusa prétextant que les études étaient une perte de temps et que savoir vaguement lire et compter était largement suffisant pour travailler à la ferme. Ses parents avaient besoin de main-d’œuvre et n’insistèrent pas quand le fils prodigue leur fit part de sa décision. La première guerre mondiale se déroula sans qu’il y prêta une réelle attention. Au début, il était trop jeune pour y prendre part. A la fin de la guerre, il avait atteint l’âge où il aurait pu être appelé mais à cause de son boitillement, il fut réformé. Eugène continua donc à gambader dans les champs, à fréquenter des filles peu farouches et s’installa dans une routine qui lui convint parfaitement jusqu’à ses 19 ans...

Quelques photos

Afin de vous faire partager mes recherches et l'environnement dont je me suis inspirée, je vous partage des photos prises en 1999 et qui m'ont aidées à créer l'intrigue de secrets de famille. Bien sûr, j'ai écrit une fiction et rien de ce que j'ai écrit n'est arrivé.

 

L'écriture du livre

Lorsqu’Apparences Trompeuses est fini, je le fais lire autour de moi. Les avis sont encourageants. Je note les remarques ou critiques récurrentes afin d’améliorer mon prochain roman. Je sais déjà que je vais en écrire un autre. Cependant, l’envie ne me vient pas tout de suite. J’ai travaillé sur le roman pendant 2 ans, j’ai envie de faire une pause pour « oublier » un peu avant d’en commencer un autre.

Les mois passent, cela fait un moment que je n’ai pas écrit. J’ai fini mon roman policier depuis un peu plus de 2 ans et je suis « en manque » de création. Mais il était dur d’avoir un travail prenant et d’écrire en plus. J’avais un problème d’organisation. L’idée me travaille cependant de plus en plus et je pars en vacances pendant l’été. J’ai plus de temps et je commence à réfléchir – sans écrire – à ce que pourrait être mon prochain roman.

Je savais déjà que ce ne serait pas un policier, mais un suspense. Je voulais être libre de créer une histoire sans avoir de contraintes de genre. Il n’y aurait donc pas d’enquêteur. Il ne fallait donc pas que ce que je raconte nécessite une enquête. Mon roman policier se passait au sein d’une famille. Je décide alors de faire mon suspense dans une famille qui aurait plein de secrets. Il faudrait que quelqu’un découvre les secrets et que cette découverte mette en péril l’équilibre de la famille. Il y aurait donc deux récits, l’un au présent et l’autre au passé où je raconterai les secrets de cette famille.

Je fais alors un arbre généalogique, décide que le patriarche doit mourir pour que l’on puisse fouiner dans ses affaires et trouver les secrets. Les secrets seront écrits dans un cahier par l’arrière-grand-mère et ce sera Julie, une jeune femme, qui les trouvera. Elle se fera rapidement aider par son cousin. Tout se passera dans la vallée de Chevreuse qui est un endroit situé à côté de chez moi et que j’apprécie beaucoup.

Ça y est, j’ai la trame, il me manque plus que les rebondissements et c’est joué… Les rebondissements, ils arriveront au fur et à mesure que j’avancerai dans l’écriture. Il faut juste que je me documente sur quelques sujets (repérages dans la vallée de Chevreuse, faits historiques véridiques de 1900 à nos jours dans la région…) et je peux commencer…

J’ai quelques personnes (ma grand-mère, ma mère et ma sœur en particulier) qui me lisent au fur et à mesure… Elles doivent valider que je ne raconte pas n’importe quoi et qu’il n’y a pas d’incohérence ou d’anachronisme. Elles en trouvent et me permettent d’éviter qu’une personne change d’allure ou d’âge ou que des objets anachroniques (le roman allant de 1900 à nos jours, cela peut et est arrivé) apparaissent.

Enfin, elles ont la tâche ingrate de me lire, de rentrer dans l’intrigue et d’attendre patiemment la suite. Le côté positif : lorsqu’elles sont bien dans l’histoire, elles me tannent pour avoir la suite et je sais alors que j’ai un bon suspense…. Je les ai laissées en plan pendant plus d’un mois au moment d’une scène qui se passe dans le jardin de la maison familiale. Les héros doivent trouver quelque chose enterrée dans le jardin. Ils commencent à creuser et…. Plus rien. Je n’avais pas encore décidé ce qu’ils trouveraient… J’ai mis plus d’un mois pour m’y remettre par manque de temps… J’ai eu des remarques… J’étais aux anges…

Mon histoire finie, je la fais lire autour de moi. Les avis sont très positifs, mais je ne tente pas non plus une publication, j’écris d’abord parce que j’aime cela et ensuite pour faire plaisir aux personnes qui m’entourent.

Quelques années plus tard, ma mère me fait rencontrer une « lectrice » d’une maison d’éditions. Elle lit mon livre et me donne des conseils pour sa « relecture ». Elle estime ensuite que je pourrais tenter une édition. Je mets une bonne année pour le corriger et l’envoie ensuite aux maisons d’éditions… Je suis refusée par toutes les maisons traditionnelles et me fais ensuite publier par une maison d’éditions sur internet qui fabrique des livres papiers à la demande et des livres numériques.

Je fais alors des belles rencontres avec des personnes qui vont me donner des coups de pouce et confiance en moi, comme Yann Pasco de l’Ignymontain – journal de Montigny-le-Bretonneux – et Richard Hardin, de la librairie du Pavé du Canal dans la même ville. Tous les deux m’aideront à de nombreuses reprises et je leur suis très reconnaissante.


La Revue de Presse