Informations sur le livre

Prix : 23.90 € EAN : 9782304042382

Prix pdf : 7.90 € EAN : 9782304042399

Prix Epub : 7.90 €EAN : 9782304242393  

Un extrait du livre

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Dimanche 5 avril 2009…

 

Songeuse, Anna Brandfort reposa lentement sur la table basse de sa salle à manger les documents qu’elle venait de découvrir. Cela faisait maintenant des heures qu’elle les parcourait. Elle ne put réprimer un frisson.. Elle consulta sa montre et comprit pourquoi elle était fatiguée : il était 4 heures du matin. Pour autant, pas question d’aller dormir, elle s’étira et se leva pour aller se servir un verre de vin afin de se remonter le moral. Ainsi ses craintes, que faute de preuves elle avait tues, étaient fondées… Certaines personnes de sa famille avaient eu de très bonnes raisons pour tuer son grand-père, Dimitri Milawitch.

Elle but lentement une gorgée de vin. Que devait-elle faire ? Il n’y avait même pas eu d’enquête. Au vu de l’âge de son aïeul et d’une récente alerte cardiaque, son décès n’avait surpris personne. Il n’y avait pas eu d’autopsie, tout le monde considérant que le vieil homme de soixante-quinze ans était parti de sa belle mort. Enfin, tout le monde sauf elle. La jeune femme de vingt-cinq ans avait toujours eu une relation particulière avec Dimitri. Ils étaient proches et aimaient passer de longs moments complices ensemble. Elle le connaissait bien et elle se rappelait nettement du comportement bizarre qu’il avait eu le jour maudit de son anniversaire…

 

2

 

Vendredi 6 mars 2009…

 

Le drame s’était passé quelques semaines plus tôt, plus précisément le vendredi 6 mars 2009. Il faisait froid pour la saison et on pouvait encore aller skier sans problème au Grand Bornand ou à la Clusaz. Catherine, la seconde femme de Dimitri, avait organisé un dîner pour fêter l’anniversaire de son mari. Anna, qui n’aimait que les rencontres en petit comité, était allée à reculons à la soirée.

Prétextant être débordée alors que ce qu’elle avait à faire pouvait parfaitement attendre le début de la semaine suivante, elle avait quitté en retard sa société. Personne n’était étonné qu’elle fasse du zèle car elle venait d’être embauchée, quelques mois auparavant, en tant qu’avocate dans un cabinet, qui se trouvait au premier étage d’un immeuble récent donnant sur la place François de Menthon, dans le quartier de Courrier à Annecy. Elle avait la chance de travailler pas à quelques centaines de mètres de son domicile et elle put regagner en peu de temps son beau trois-pièces avec un grand balcon situé sur l’avenue d’Albigny. Elle habitait au deuxième étage d’un immeuble qui en comptait quatre, le dernier étant sous les toits. L’édifice recouvert de lambris vernis couleur marron était très joli. Les balcons étaient soignés et les rambardes transparentes permettaient de voir les plantes vertes à chaque étage. Elle n’aurait jamais pu s’offrir ce logement avec son salaire d’auxiliaire de justice débutante mais elle avait la chance d’avoir une famille aisée qui possédait plusieurs appartements dans la région. Ses parents lui louaient celui-là à un prix modique qui était, il fallait bien le reconnaître, nettement inférieur à celui du marché. Elle se changea et, sans se presser, repartit en voiture pour parcourir les cinq kilomètres qui la séparaient de la magnifique maison de Dimitri située à Chavoire, un hameau de la petite commune de Veyrier-du-Lac...

Quelques photos

Je me suis inspirée de lieux existants pour écrire mon roman. Bien sûr, je me suis permise des libertés ensuite pour que cela s'intègre dans mon histoire. Je vous partage ces sources d'inspiration. Je tiens à remercie Fabrice Malot : fabricemalot.com qui a pris un certain nombre de photos que vous pouvez voir ci-dessous et surtout celle de la couverture.

L'écriture du livre

Apparences Trompeuses est un roman qui a plusieurs vies et une longue histoire qui a commencé en 1992. J’ai fini mes études, je me retrouve en recherche d’emploi, c’est la crise, je n’ai pas d’argent et les journées sont longues. J’ai besoin de m’occuper. Je me lance un défi : écrire un roman avec des rebondissements, tenir en haleine le lecteur pendant tout un livre. Je fais un certain nombre de choix pour me concentrer sur l’intrigue : je ne cite pas de lieu, je ne date pas l’histoire, je choisis le genre policier à la Agatha Christie : un meurtre, une enquête et la découverte du ou des meurtriers. Je sais déjà qui va mourir, que cela va se tenir dans une famille riche, et je connais le ou les coupables. Le reste des rebondissements va se construire au fur et à mesure que j’écris l’intrigue. Je rencontre pas mal de problèmes auxquels je n’avais pensé : j’ai 13 suspects, ce qui est énorme, mon enquêteur doit-il tous les interroger ? Le lecteur va trouver le temps long… Il faut donc que je tourne mon histoire autrement. Je fais aussi des recherches sur le poison. A l’époque, il n’y a pas d’internet, c’est un peu plus compliqué et surtout long, d’avoir de l’info.

 

Je fais relire mon « œuvre » et mes lecteurs sont extrêmement enthousiastes sur ma capacité à les tenir en haleine. En revanche, le roman est loin d’être abouti. Il n’y a pas assez de dialogues, les personnages sont trop tranchés (on voit tout de suite les gentils et les méchants), le roman n’est pas daté, ni localisé, je me permets parfois des raccourcis un peu tendancieux…

 

Je me dis néanmoins que c’est un bel essai et le mets de côté. Apparences trompeuses passe un peu aux oubliettes. A la fin des Grandes Affaires Criminelles des Yvelines en 2007, j’ai besoin d’air. Je n’en peux plus des histoires de crimes horribles et glauques. J’ai lu tellement d’horreurs, ai réellement essayé de bien respecter le contexte, les faits… que je m’en suis imprégnée et j’ai terriblement besoin de prendre de la distance.

 

Et c’est cette année-là que la seconde vie d’ Apparences Trompeuses commence. Je me dis que je vais reprendre ce roman, le remettre en forme, pallier ses différentes faiblesses et le publier. Cela me semble une bonne idée car je pense alors que cela me prendra moins de temps que d’écrire une nouvelle histoire. Or, j’ai besoin de temps. Rapidement, je décide que l’histoire se tiendra autour du Lac d’Annecy, lieu merveilleux que Gérald, qui en est originaire, m’a fait connaître. Mes deux précédents romans se situent dans la Vallée de Chevreuse qui est vraiment un endroit que j’aime et j’ai envie de changer un peu. Nous partons en repérage avec les parents de Gérald pour prendre des photos, identifier des routes, lieux, maisons où mon intrigue se déroulera. Je relis toute mon histoire, me rends compte que la technologie a bien évolué avec en particulier des téléphones portables par exemple, ce qui fait que je ne suis plus crédible avec certains de mes rebondissements.

 

A la rentrée 2007, Anthony Frot me propose les Grandes Affaires Criminelles de l’Essonne avec Sylvain Larue et j’accepte. Apparences Trompeuses repart dans les limbes pour n’en ressortir que 3 ans plus tard, en juin 2010, date à laquelle j’envoie mes textes pour le GAC de l’Essonne. L’envie de me remettre sur ce roman, de créer est très présente. Il entame alors sa 3eme vie. Je me pose plein de questions sur la manière de changer l’intrigue, de supprimer l’enquêteur pour en faire un journaliste, de revoir les rôles de chacun... Un ami de Gérald, Fabrice Malot (*), photographe, qui vit là-bas, m’envoie plein de photos et me donne de nombreuses idées. Il est génial. J’attaque la réécriture car, après mûres réflexions, il m’apparaît plus simple tout reprendre même si je m’inspire évidemment d’un tas d’éléments figurant dans le roman d’origine. Je pensais gagner du temps, cela ne sera pas le cas.

 

Je ne me presse pas pour écrire, demande de l'aide à de nombreuses personnes expertes autour de moi. Je contacte Aurélie Z. pour qu'elle me donne les bonnes adresses autour du lac d'Annecy, mon oncle docteur pour ses connaissances sur la pharmacopée, mon assureur, Sylvain D., pour valider un cas particulier d'indemnisation et pour mon plus grand bonheur, ils jouent tous le jeu.

 

Je finis le livre en février 2012. Je me mets alors sur la phase de relecture et mets à contribution mes fidèles relecteurs. Le livre sort début juillet 2013.

 

(*) www.fabricemalot.com





La Revue de Presse

Lien

https://soundcloud.com/nathalie_michau/interview-radio

Interview du 6 octobre 2013 à radio grand ciel